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DU DROIT DES MOUTONS DE S’ENFILER ET BROUTER

22 juillet 2009

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Une discussion de comptoir d’hier avec des amis moutons m’a permis de ressortir ce sujet des lamb de ma mémoire.
Courrier international s’interrogeait en 2007 sur le droit des moutons d’être gays, les conséquences en terme de productivité et l’étude de ce phénomène.
En effet, il apparaît que 8% des béliers serait plus que borderline et préférerais entendre bêler un bélier bien besogné plutôt qu’une brebis brulante. Cela n’est pas sans poser qq problèmes aux éleveurs dont la productivité est mis à mal par ce comportement paranormal (du grec et du latin, contre la normale).

D’après cet article et surtout sa source, un article du Sunday Times, les scientifiques de l’université de l’Oregon travailleraient à comprendre les mécanismes en jeu lors de la détermination de l’orientation sexuelle d’un individu, dans le but de proposer un traitement curatif.
Dès lors, l’indignation d’ardents défenseurs de la cause ovine telle Martina Navratilova est relayée par les médias et les lobbystes gays. D’après eux, de telles recherches feraient souffrir les béliers (?…) et pourraient surtout permettre à terme de fabriquer un remède contre l’homosexualité; par exemple un patch à appliquer sur la femelle enceinte.

Je vous laisse d’ailleurs à méditer sur le fait que l’université a reçu plus de menaces venant de défenseurs des animaux que venant de défenseurs de la cause homosexuelle…
Loin de moi l’idée de lancer la polémique sur l’utilisation d’animaux dans la recherche. Le mouton c’est bon, et ça ne file pas la grippe. Point barre. Ce débat est clos.

Quant aux conséquences de telles recherches, je vous invite à lire directement les études sur le site de l’université en question, ainsi que les réponses aux questions posées.
Il s’agit en effet d’un bel exemple de fumisterie journalistique puisque le labo en question ne travaille ni sur l’humain, ni sur les causes et traitements.
Si une poursuite de ce travail dans un tout autre but pourrait peut être conduire à des résultats disont -intéressants-, il ne s’agit pas de cela ici. L’étude ne porte pas sur les causes mais sur une partie physiologique et chimique, les hormones, plus proche de la conséquence et inscrite dans un processus complexe.

Si la connaissance d’éventuels mécanismes peut aussi permettre de balayer définitivement de nombreuses conceptions archaico-religieuses, loin de moi l’idée de vouloir donner un avis entre déterminisme génétique, hormones, et processus psychologique sur ce sujet que je ne connais pas. Et si cela mérite évidemment débat, il est regrettable qu’il soit lancé sur de si mauvaises bases par un l’article initial.

Enfin, la priorité est probablement plus la perception de l’homosexualité par la société que les conséquences de telles recherches.

Tout ceci pour vous inciter à vous méfiez des moutons, des journalistes, et des scientifiques.
Pour finir, je rappelle que ni le darwinisme ni les nazis n’ont eu d’effet à long terme sur l’homosexualité, donc ce n’est pas un simple patch à l’efficacité plus que douteuse qui devrait en effrayer la communauté. Long vit à eux.

Bradoc,

Aussi, je rappelle que le Froc Moulant est , par son pluralisme, un animal neutre mais farouchement engagé sur tous les sujets.

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